Les chants de la Tessaout

Un Trek au Maroc, dans le Haut Atlas Central


Jour 5, jeudi 11 juin. Les femmes transportent le foin

Départ 8 heures, avec insistance de Mustapha. En fin de journée, son empressement matinal a été compris La journée va être longue. Comme chaque jour le lever du soleil renforce la beauté de la montagne. Pas d’arbre sauf quelques genévriers et chênes verts.

Nous rattrapons 4 jeunes femmes avec un ballot sur le dos, de 18 à 20 kilos de foin et surtout de chardons. Nous les passons. Elles s’arrêtent régulièrement déposant leur paquet sur un rocher pour se soulager. Puis des enfants arrivent on ne sait d’où. La montagne nous entoure avec ses couleurs ocres, rouges, vertes.

Les femmes chargées descendent vers leur village avec le sourire. Elles n’aiment pas les photos pourtant elles sont belles ces femmes berbères. Nous passons une bergerie et continuons en descendant légèrement. Tout le monde nous suit, c’est le chemin. Puis ils sont une quinzaine d’enfants qui nous accompagnent.

Arrivés au village, les jeunes garçons s’installent et chantent une chanson avec des visages radieux. Puis nous continuons et montons à nouveau, tranquille ++. Il fait chaud. Puis à nouveau des bergeries et comme à chaque fois, les femmes et les enfants se montrent :
“ bonjour, ça va ? “. C’est le mode de contact. Nous arrivons en haut, le col de …

Un vent assez fort est bienvenu. Des lattes métalliques sont déposées au sol et nous en découvrirons tout au long de la descente. Un relais téléphonique est en cour d’installation. Pourtant dans les villages il n’y a ni eau ni électricité. A chaque col, nouveau paysage qui varie aussi selon le soleil. A un détour apparaît Megdaz, un village berbère superbe de cinq à six cent habitants, magnifique collé à la montagne.

Après le repas du midi pris sous des noyers, nous rentrons dans le village qui va être électrifié mais sera-t-il aérien ou sous terrain. Il y a confrontation locale. La montagne est trop belle pour être dénaturée. Nous visitons le village et la maison d’un habitant avec ses greniers restaurés avec l’aide d’une association française. Le propriétaire nous offre un thé. Les portes sont basses. L’invité doit baisser la tête en entrant et pencher son regard vers le sol avant de regarder son hôte. L’étroitesse des portes permet aussi de ne pas laisser entrer le froid. L’hiver est ici rigoureux.

Nous campons près de la Tessaout après avoir descendu le vallon de Megdaz. Puis diner avec frittes après comme chaque soir un apéro berbère. Nos amies belges n’y sont pour rien. Elles ont apprécié, et ne se sont pas fait prier pour finir le plat.

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